15 août 2012

Fête de l'Assomption

Assomption

L'ASSOMPTION DE LA VIERGE MARIE 

En 2009, la fête de l'Assomption de la Vierge Marie était célébrée en République Démocratique du Congo, le dimanche 09 août. En ce jour là et précisément en cette belle fête de l'Assomption, je célébrais à Sola, ma première Messe comme prêtre Missionnaire d'Afrique.

Je suis heureux qu'aujourd'hui 15 août 2012, le jour où la fête de l'Assomption est célébrée ici en France (Paris où je suis) et en Algérie ma terre de mission, l'occasion m'a été offerte de célébrer dans notre grande chapelle en présence d'une vingtaine de mes confrères pères Missionnaires d'Afrique (Pères Blancs) et d'un nombre de fidèles, la louange et l'action de grâce à l'occasion de l'accomplissement de notre humanité, la glorification de Marie.

Voici ce qu'était mon homélie : 

"Une histoire d'un petit garçon Juif de 4 ans : Mortakai, histoire que vous connaissez peut-être, raconte que Mortakai refusait d'aller à l'école étudier l'Hébreu et la Torah. Chaque fois que ses parents tentaient de l'envoyer à l'école, le petit garçon filait en douce au manège jouer à la balançoire lui-même. Ses parents ont essayé de le persuader d'aller à l’école, ils ont utilisé tant de techniques..., mais rien n'a marché. L'enfant ne voulait pas ni entendre ni comprendre et silencieusement et avec entêtement, il refusait de rester à l'école. Les parents l'ont éventuellement conduit chez un psychologue, psychiatre..., mais rien n'a marché et chaque fois qu'il avait l'occasion, l'enfant filait en douce. Finalement, dans un grand désespoir, les parents amènent l'enfant chez un rabbin, un vieux monsieur, spirituellement astucieux. Le rabbin écoutait attentivement tout ce que les parents de Mortakai racontaient. Sans dire un mot, il prend l'enfant et le serre pendant un certain temps sur sa poitrine. Puis, sans encore dire quoique ce soit, il laisse l'enfant et le remet à ses parents. A partir de ce jour là, Mortakai restait à l'école, ne fuyait plus les leçons et jamais plus il n'y a eu de problème."

Bien chers frères et sœurs ! Que faisons-nous quand nos paroles sont inadéquates ? Que faisons-nous quand nous nous sentons en colère, frustrés ou fatigués ? Que faisons-nous quand nos énergies deviennent inadéquates pour se débrouiller dans la complexité et l'ambigüité de notre vie et amour ? Que faisons-nous quand nous avons besoin d'un certain pouvoir extraterrestre pour calmer la violence, la haine, l'injustice sociale, etc., dans le monde ? Que faisons-nous quand nous sentons le besoin d'une force je ne sais comment la qualifier, pour faire régner la paix, l'intégrité, ... que nous ne pouvons pas par nos propres forces donner et faire régner au monde ?

Voilà le genre des questions que je me posais en lisant et méditant la 1ère et la 2ème lectures dans lesquelles d'une manière ou d'une autre, il s'agit du combat de l'Église, de la vive tension entre le bien, l'appel à la sainteté, la vie éternelle (que Jean dans son langage apocalyptique présente en signe d'une femme vêtue de ceci et cela, femme enceinte) et la mort, les forces du mal, cette présence du mal en nous qui sans cesse nous guette et nous empêche de répondre pleinement à l'appel pour la sainteté que Dieu nous lance à chaque instant ; mal (que Jean appelle Dragon), qui est toujours prêt d'avaler tout acte de générosité, de gentillesse, de joie, d'amour, de compassion, de vie... que je désire accomplir en toute gratuité.

Ne pouvant pas répondre à ces questions, j'ai téléphoné à Saint Luc l'Évangéliste qui à son tour m'a demandé de téléphoner à Marie étant donné que nous célébrons aujourd'hui l'Assomption de la Vierge Marie, un événement de foi très simple et très personnel.

J'ai donc téléphoné à Marie qui m'a répondu simplement et brièvement.

Rien ne sert de se poser toutes ces questions. Une seule chose compte : que ta vie soit un magnificat. Oui, que nos vies, que la vie de chacun, chacune de nous soit un magnificat, voilà ce que je vous souhaite en cette fête de l'Assomption de la Vierge Marie.

Que s'est-il vraiment passé lors de la rencontre entre Marie et Élisabeth ? Luc ne nous dit pas plus que :

VisitationCette rencontre a été une opportunité, une occasion de tressaillir de joie: "L'enfant tressaillit en elle

  1. Une rencontre qui rempli d'Esprit Saint, libère la langue et fait s'écrier d'une voix forte.

  2. Une rencontre qui débouche à la bénédiction et louange de Dieu pour ses merveilles en nous

  3. Une rencontre qui enfin fait chanter un cantique de gratitude, d'exaltation, de reconnaissance au Seigneur, un cantique d'expression d'humilité, de respect, d'adoration et de fidélité de Dieu à ses promesses faites

Frères et sœurs, non seulement qu'en célébrant la fête de l'Assomption de la Vierge Marie je souhaite que la vie de chacun/chacune de nous soit un magnificat mais aussi que toutes nos rencontres d'aujourd'hui, de demain et de toujours, soient une occasion de tressaillir de joie, d'être rempli d'Esprit Saint, de Bénir Dieu, d'amour infini, d'espérance, de vie et de chanter avec Marie magnificat.


Magnificat
(interprété par les Soeurs de la Sainte Famille - Bukavu - 2010)

Amen

Père MWISHABONGO MUKWANGA Norbert

 La Messe a était offerte pour différentes intentions notamment :

 Pour les Musulmans et Musulmanes qui reconnaissent et vénèrent Marie comme mère du prophète 'Issa' (Jésus).

  • Pour nos différents engagements pastoraux, afin qu'ils soient des occasions de joie, d'espérance, de louange à Dieu, d'humanisation, etc

  • Pour nous-mêmes, afin que la vie de chacun chacune de nous soit un magnificat et que nos rencontres soient des occasions de vie, de bénédiction, de louange à Dieu, etc.